Clair-obscur — pourquoi ça vaut vraiment le coup Tu entres à la Bourse de Commerce et tout de suite, le ton est donné : l’espace est assombri, la lumière est rare, précise, presque théâtrale. On n’est pas dans une expo bavarde. On est dans une expo qui te regarde. Au centre, sous la rotonde, Pierre Huyghe impose une présence forte, presque organique. Son travail joue avec l’espace, le vivant, l’instable. . Puis viennent les œuvres de Victor Man. Des peintures sombres, profondes, où des visages apparaissent à moitié. Pas d’anecdote, pas de décor. Juste une figure, un regard, une lumière qui accroche une joue ou un front. C’est silencieux, tendu, très beau. Et puis Bill Viola. Là, tout ralentit. Ses vidéos sont projetées dans la pénombre, à grande échelle. Des corps, de l’eau, des geste Autour de ça, une constellation d’artistes majeurs : Giacometti, Dubuffet, Germaine Richier, Bruce Nauman, Philippe Parreno, Sigmar Polke, Wolfgang Tillmans, Rosemarie Trockel… Peinture Dîner après