il peignait comme d’autres composent une fugue, cherchant le point d’équilibre entre tension et sérénité. Serge Poliakoff n’a jamais vu l’abstraction comme une rupture, mais comme un raffinement, une manière de révéler l’essence même de la peinture. Son œuvre, loin des éclats violents ou des éclaboussures gestuelles, s’impose par une rigueur silencieuse, un dialogue subtil entre les formes et les teintes. La galerie Hélène Bailly replace Poliakoff dans le grand laboratoire de l’art moderne. Son parcours est celui d’un homme qui a appris la peinture comme on apprend une langue – en écoutant, en observant, en s’immergeant dans un Paris où l’abstraction devenait la nouvelle syntaxe visuelle. À ses côtés, Kandinsky, Robert et Sonia Delaunay, Vieira da Silva, Nicolas de Staël : une constellation d’esprits en quête d’un langage qui dépasse la figuration sans jamais nier sa présence. Là où d’autres déconstruisent, Poliakoff compose. La génération Parisienne . Une belle expo !!!