La richesse des regards, l’angle singulier par lequel chacun s’empare de cette porte avec sa sensibilité, nourrie de sa propre bibliothèque d’expériences. Au début, c’est souvent pareil pour chacun des participants : une légère hésitation, une difficulté à entrer dans le thème, comme si l’on hésitait à entrer dans une pièce encore sombre. On jette des mots.. certains éclairent cette pièce. On entre dans notre intériorité, dans son inspiration, on suit ce filet de lumière. A posteriori, ce processus, toujours mystérieux, est un vrai délice. On ouvre des fenêtres, on en referme d’autres. Cela devient presque une forme de co-écriture avec cet autre en soi que l’on ne connaît pas encore vraiment. J’ai souvent l’impression de toucher là une liberté nouvelle : la liberté d’écrire...