Quand Kandinsky théorise, quand Mondrian structure, quand Malevitch provoque, Hilma af Klint a déjà fait le travail. En silence. Sans scène. Sans besoin d’être vue. Elle montre pourtant son œuvre à Rudolf Steiner. Il ne comprend pas. Il doute. Et ça suffit. Elle n’expose plus. Elle continue, évidemment mille œuvres, cent cinquante carnets — mais elle range tout. Elle attend. Elle décide même que ce ne sera montré que vingt ans après sa mort. Par lucidité.? Elle a compris quelque chose de très simple : quand la création passe par la validation, elle devient vulnérable. Et que certains hommes préfèrent ne pas comprendre… parce que ne pas comprendre, c’est garder le pouvoir. Ses contemporains sont devenus des “pères fondateurs”. Elle, on l’a découverte plus tard. Mais intacte. Non instrumentalisée. Non utilisée contre quelqu’un d’autre. C’est une histoire fascinante, Hilma Une histoire sur l’art, of course mais pas que.. À ne pas manquer!! Mise en vente 6/03 Créneau à confirmer